L’atelier de communication du Projet ARES GDFC Bénin a fermé ses portes ce vendredi 15 mai 2026 à l’Hôtel Métropole de Parakou par un remise d’attestations aux particiapants. Trois jours de présentations doctorales, de formations technologiques et de dialogue interinstitutionnel qui ont mobilisé chercheurs, décideurs, professionnels du bois et étudiants autour d’un écosystème au cœur des enjeux climatiques du Bénin.
C’est dans une atmosphère à la fois studieuse et chaleureuse que s’est refermé, ce vendredi 15 mai, l’atelier de communication du Projet Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur sur la Gestion Des Forêts Claires au (ARES GDFC) Bénin. Trois jours durant, l’Hôtel Métropole de Parakou a été le théâtre d’échanges intenses sur la gestion durable des forêts claires à Isoberlinia, ces écosystèmes soudaniens et soudano-guinéens qui font l’objet d’une recherche scientifique ambitieuse, portée conjointement par l’Université de Parakou et ses partenaires belges.
Le Dr Emeline ASSEDÉ, Coordonnatrice Sud du projet, a dressé un bilan chaleureux de ces trois journées, saluant successivement l’ARES pour son financement déterminant, les universités partenaires notamment l’Université de Liège, l’Université Catholique de Louvain et ERAIFT pour leur accompagnement quotidien des doctorants, la Direction Générale des Eaux Forêts et Chasses pour son ancrage institutionnel, et les professionnels du bois pour leur fidélité de longue date à la Faculté d’Agronomie. « Nous avons échangé sur différents aspects en lien avec l’écologie, les usages, la sylviculture, la gestion dans son ensemble des écosystèmes de forêts claires à Isoberlinia. Ces trois journées ont été très riches en partage de connaissances, en discussion, en questionnement dans tous les domaines » a -t-elle-déclaré
Dr Raoul SAMBIÉNI, représentant les partenaires belges du projet, n’a pas caché sa satisfaction au terme de ces trois journées. Celui qui avait été formé à l’Université de Parakou avant de devenir à son tour un pilier de la coopération Nord-Sud, a vu dans cet atelier la concrétisation d’une vision collective portée depuis le début du projet : « Ce qui me touche le plus, c’est de voir que les doctorants ont avancé. Pas seulement dans leurs travaux, mais dans leur façon de penser, de présenter, d’argumenter. C’est ça, le vrai impact d’une collaboration Nord-Sud réussie. » Il a également salué la qualité des échanges avec les acteurs institutionnels béninois, estimant que « la recherche ne peut changer les choses qu’en acceptant de se confronter aux réalités du terrain et aux attentes des décideurs. Cet atelier a fait exactement cela. »
Une chaîne de générations
La cérémonie de clôture a été marquée par des allocutions d’une grande profondeur humaine. Le Prof. Honoré BIAOU, prenant la parole au nom du Doyen de la Faculté d’Agronomie de l’Université de Parakou, a rendu un hommage appuyé à l’ensemble des acteurs de l’atelier, des intervenants scientifiques à l’équipe logistique, en passant par les étudiants présents dans la salle. Ces derniers ont reçu un message particulièrement incarné. « Un jour, vous êtes en face, et on le souhaite, dans quelques années, vous serez là où on est. Et vous aurez d’autres en face de vous. C’est une chaîne. » confie t-il.
Ces mots, adressés aux jeunes étudiants qui ont assisté aux présentations doctorales et participé à la formation drone, résument l’un des fils conducteurs de l’atelier : faire de la recherche un espace de transmission vivant, où chaque génération prépare la suivante à prendre sa place.
« Je repars avec bien plus que des connaissances scientifiques. J’ai vu des doctorants défendre leurs travaux avec conviction, des professeurs partager sans retenue, des professionnels du bois dialoguer avec des chercheurs. C’est exactement le genre de ponts que nous devons continuer à construire. » reconnais Dr Stella SOKPON. Pour elle, ces trois journées ont dépassé le cadre strictement académique reconnait-elle concluant sur une note d’espoir, estimant que la prochaine édition de l’atelier devrait élargir encore davantage le cercle des parties prenantes, en y associant notamment les collectivités locales riveraines des forêts à Isoberlinia.



