La communauté internationale a célébré le 17 Mai 2025, la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie. À cette occasion, sous la houlette de Hirondelle Bénin, divers acteurs sociaux et membres des minorités sexuelles se sont réunis dans un hotel de Cotonou pour discuter et faire un plaidoyer autour des Droits des personnes d’orientation differentes. C’était pres en présence des organisations de défenses des Droits d e l’Homme, les représentants des corps diplomatiques et consulaires et les participants eux-mêmes.
Sous le thème « Le pouvoir des communautés, ladite journée de réflexion et de plaidoyer a permis de dresser un état des lieux de la situation des minorités sexuelles au Bénin et de proposer des pistes d’amélioration.
Pendant toute la journée, deux panels ont structuré cette rencontre. Le premier a porté sur les défis et réussites des minorités sexuelles face à la montée du conservatisme. Sociologues, politologues, juristes et défenseurs des droits humains ont partagé leurs expertises sur la manière dont les sociétés africaines évoluent – ou résistent – face à ces enjeux. L’impact des politiques publiques, les contextes géopolitiques, mais aussi les barrières sociales et juridiques ont été longuement débattus. Il a été relevé que, malgré quelques progrès en matière de sensibilisation, la stigmatisation persiste, rendant la vie des personnes concernées particulièrement difficile.
Le second panel a mis en lumière les actions concrètes menées par les organisations locales en faveur de la protection des minorités sexuelles. Ces témoignages ont permis de valoriser les efforts communautaires dans les domaines de la santé, de la sensibilisation et du soutien psychologique, tout en soulignant les limites imposées par le contexte légal béninois.
Des recommandations pratiques à l’endroit de l’État ont été formulées par les participants à l’issu des travaux.
Ces recommandations ont abordé plusieurs secteurs clés, notamment l’accès aux soins, la lutte contre les violences basées sur le genre, la formation des professionnels de l’éducation, et la protection juridique des minorités sexuelles, en lien avec les recommandations issues de l’Examen Périodique Universel (EPU).
La journée s’est achevée par la lecture d’une déclaration officielle adressée au Secrétariat général du gouvernement béninois. Ce document synthétise les revendications majeures des participants, appelant à une meilleure protection des droits humains pour toutes les personnes, sans discrimination liée à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.



