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Sécurité : Faces aux Maires et aux FDS du Borgou, le Ministre-Conseiller Rachidi Gbadamassi appelle au renforcement de la coproduction de la sécurité.

Sécurité : Faces aux Maires et aux FDS du Borgou, le Ministre-Conseiller Rachidi Gbadamassi appelle au renforcement de la coproduction de la sécurité.

Face aux préoccupations sécuritaires grandissantes dans certaines communes du Borgou, le ministre conseiller à la Défense et à la Sécurité, Rachidi Gbadamassi, a échangé, vendredi 23 octobre 2026, avec le préfet, les maires et les responsables des forces de défense et de sécurité. Au cœur des discussions : le renforcement de la collaboration avec les populations, la mutualisation des efforts et la nécessité d’une meilleure prise en compte des défis sécuritaires du département.

La situation sécuritaire dans le Borgou a été au centre d’une séance de travail tenue la salle de conférence de la préfecture du Borgou. À l’initiative du ministre conseiller à la Défense et à la Sécurité, Rachidi Gbadamassi, cette rencontre a réuni le préfet du département, Abdoul-Chakour Naro Assouma, les maires des communes ainsi que les responsables des forces de défense et de sécurité, dont la Police républicaine.

L’objectif affiché est de renforcer la concertation entre les autorités administratives, les élus locaux et les acteurs chargés de la sécurité, dans un contexte marqué par des préoccupations croissantes sur le terrain. Pour les participants, il devient indispensable d’anticiper les risques, de mieux coordonner les interventions et de consolider les mécanismes de prévention.

À l’ouverture des travaux, le président de l’Association pour le développement des communes du Borgou (ADECOB), Daouda Saka Méré, a salué une initiative qui offre aux acteurs locaux l’occasion de partager leurs inquiétudes et de présenter les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Représentant les maires du département, il a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. « Aujourd’hui, le département du Borgou, les communes du Borgou sont de plus en plus menacées », a-t-il alerté.

Pour Daouda Saka Méré, les élus locaux et les autorités administratives occupent une place déterminante dans le dispositif de prévention. Il a notamment plaidé pour que les préoccupations exprimées au niveau communal puissent être prises en compte dans les réponses apportées par les autorités compétentes.

Au terme des échanges, le ministre conseiller à la Défense et à la Sécurité a mis l’accent sur une approche qui dépasse le seul déploiement des moyens militaires et policiers. Pour Rachidi Gbadamassi, l’efficacité de la lutte contre l’insécurité dépend également de la qualité des relations entre les forces de défense et de sécurité et les populations. « Le problème du terrorisme, on ne peut pas le régler uniquement avec les armes », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité d’une collaboration étroite avec les communautés.

Le ministre conseiller a ainsi insisté sur la coproduction de la sécurité, qui suppose une participation active des populations à la prévention des menaces, mais également une plus grande capacité d’écoute de la part des forces engagées sur le terrain. Il a demandé aux responsables sécuritaires de renforcer le dialogue avec les citoyens et de travailler avec eux afin d’obtenir de meilleurs résultats.

L’enjeu est notamment de réduire la méfiance susceptible de fragiliser la coopération entre les forces de défense et de sécurité et les habitants. La circulation de l’information, la confiance mutuelle et la mobilisation des communautés apparaissent ainsi comme des leviers essentiels dans la prévention des risques.

Tout en évoquant les investissements engagés dans le département, Rachidi Gbadamassi a rappelé que le développement ne saurait être dissocié de la sécurité. Selon lui, les ressources mobilisées pour les infrastructures et les projets de développement doivent s’accompagner d’une attention soutenue à la protection des personnes et des biens. Le ministre conseiller a toutefois indiqué que certaines orientations stratégiques abordées au cours de la séance ne pouvaient être exposées publiquement.

La rencontre a également permis d’aborder la responsabilité des collectivités territoriales dans le dispositif de sécurité. Celui-ci a rappelé aux maires leur rôle dans la dynamique de prévention et de mobilisation locale, tout en les invitant à respecter les exigences de performance liées à la décentralisation.

Il a notamment insisté sur la nécessité de privilégier les investissements au détriment des dépenses de fonctionnement, estimant que la gestion des ressources communales doit contribuer efficacement aux priorités de développement.

Cette dimension institutionnelle rejoint les préoccupations exprimées à l’ouverture par le président de l’ADECOB. Celui-ci a présenté la rencontre comme une occasion de faire remonter les difficultés des communes et de rechercher un accompagnement adapté à leurs réalités.

Pour le préfet du Borgou, Abdoul-Chakour Naro Assouma, la séance a surtout permis aux différents acteurs d’exposer directement leurs préoccupations au ministre conseiller. Selon lui, les maires et les responsables des forces de défense et de sécurité ont pu faire état de leurs attentes et des difficultés rencontrées dans l’accomplissement de leurs missions. « Nous n’avons pas porté de message parce que M. le ministre conseiller était là. Il a échangé directement avec les acteurs, directement avec les maires, directement avec nos responsables de la Police républicaine et autres », a expliqué l’autorité préfectorale.

Cette démarche d’écoute devait permettre au ministre conseiller de mieux apprécier les réalités du terrain et de recueillir les préoccupations des acteurs directement concernés par la gestion de la sécurité dans le département.

Au-delà de la rencontre institutionnelle, les échanges mettent en évidence un impératif : faire de la sécurité une responsabilité partagée, fondée sur la coordination des acteurs, la confiance entre les forces de défense et de sécurité et les populations, ainsi que l’implication des autorités locales. Reste désormais à traduire cette concertation en actions concrètes, à la hauteur des préoccupations exprimées par les communes du Borgou.