La prise en charge des urgences vitales a occupé une place centrale dans la rencontre entre les cinq ministres conseillers et les populations de Parakou, le mardi 20 octobre 2026. Tenue dans la salle des fêtes de la mairie, cette séance de vulgarisation des mesures sociales du Gouvernement a réuni plusieurs autorités politico-administratives, des leaders religieux, des têtes couronnées et des acteurs communautaires autour de l’accès des citoyens aux dispositifs publics.
Informer les populations sur les mesures sociales du Gouvernement, mais surtout leur permettre de comprendre les dispositions qui touchent directement à leur quotidien. C’est l’objectif de la rencontre organisée dans la matinée du mardi 20 octobre 2026 à Parakou, en présence du maire Zul-Kifly Zakarie et du préfet du Borgou, Abdoul-Chakour Naro Assouma.
Les cinq membres du Collège des ministres conseillers, Romaric Ogouwalé pour les questions liées à l’eau et à l’énergie, Rosine Dagniho pour la santé, Mariam Djaouga pour les affaires sociales, Bio Guerra Saka Kina pour l’agriculture et Rachidi Gbadamassi pour la défense, ont pris part à cette initiative de proximité consacrée à la vulgarisation de l’action gouvernementale.
Au-delà de la présentation des dispositifs sociaux, la rencontre a mis en évidence un enjeu majeur : la connaissance des mesures publiques par les citoyens et leur capacité à en bénéficier effectivement. Parmi les préoccupations abordées, la prise en charge des urgences vitales dans les formations sanitaires a particulièrement retenu l’attention.« En cas d’urgence vitale, on soigne d’abord et on régularise ensuite »
Dans son intervention, la ministre conseillère à la Santé, Rosine Dagniho, a rappelé le principe qui sous-tend la mesure relative à la prise en charge des urgences vitales. « En cas d’urgence vitale, on soigne d’abord et on régularise ensuite », a-t-elle expliqué, soulignant que la priorité doit être accordée à la sauvegarde de la vie humaine.
Selon elle, la prise en charge initiale d’une urgence vitale ne doit pas être conditionnée au paiement préalable des frais de soins. Cette disposition vise à éviter que des contraintes financières retardent l’accès aux premiers soins lorsqu’une vie est en danger.
La ministre conseillère a toutefois précisé que la régularisation des frais après les soins demeure nécessaire pour permettre aux structures sanitaires de reconstituer les ressources mobilisées et de poursuivre leur mission auprès d’autres patients.
L’enjeu est donc de concilier deux impératifs : garantir une prise en charge immédiate des urgences vitales et préserver la pérennité du dispositif. Une mesure dont l’efficacité dépend également de la bonne compréhension des populations, mais aussi de l’implication des acteurs chargés de relayer l’information sur le terrain.
À cet effet, Rosine Dagniho a insisté sur le rôle des relais communautaires, des agents de santé communautaires, des élus locaux et des représentants des usagers des services de santé. Elle les a invités à diffuser les informations dans un langage accessible, notamment dans les langues nationales, à corriger les mauvaises informations et à signaler aux responsables compétents les difficultés rencontrées par les populations.Pour la ministre conseillère, une information correctement transmise et une orientation appropriée peuvent contribuer à sauver des vies.
Zul-Kifly Zakarie plaide pour des réponses concrètes aux attentes des populations
Prenant la parole à l’ouverture de la rencontre, le maire de Parakou, Zul-Kifly Zakarie, a salué la démarche de proximité engagée par le Gouvernement. Pour l’autorité communale, la présence des ministres conseillers auprès des populations traduit l’importance de l’écoute dans la conduite de l’action publique.« Gouverner, ce n’est pas seulement décider, c’est aussi écouter, comprendre et agir », a-t-il fait valoir, insistant sur la nécessité de rapprocher les décisions publiques des réalités vécues par les citoyens.
Le maire a également rappelé que les politiques publiques doivent être appréciées à l’aune de leurs effets concrets sur les conditions de vie des populations. Il a notamment mis l’accent sur la prise en charge des personnes confrontées à des urgences vitales, estimant qu’aucune contrainte ne devrait faire oublier l’urgence humaine lorsqu’une vie est menacée.
Dans cette perspective, il a souligné la responsabilité collective des acteurs institutionnels, des autorités traditionnelles et religieuses, des agents de santé, des femmes et des jeunes dans la diffusion de l’information et la mobilisation communautaire.
Zul-Kifly Zakarie a, par ailleurs, engagé la commune à recueillir les préoccupations exprimées par les populations, à les transmettre aux autorités compétentes et à assurer un suivi auprès des communautés. Pour lui, la portée d’une telle rencontre ne saurait se limiter aux échanges du jour : elle doit également se traduire par des changements perceptibles dans le quotidien des citoyens.
De l’information à l’appropriation des mesures sociales
La rencontre de Parakou met en lumière l’importance de la communication publique dans la mise en œuvre des politiques sociales. Si les dispositifs existent, leur portée dépend aussi de la capacité des bénéficiaires à en connaître les principes, les conditions d’accès et les démarches à suivre.
La mobilisation des relais communautaires et des autorités locales apparaît, à cet égard, comme un levier essentiel pour assurer la diffusion des informations jusque dans les ménages. Dans le domaine sanitaire en particulier, la compréhension du principe de prise en charge immédiate des urgences vitales peut contribuer à mieux orienter les comportements face aux situations critiques.
Reste que l’efficacité de cette démarche se mesurera à sa traduction sur le terrain : une information accessible, des populations mieux informées et une application effective des mesures annoncées.



