Après l’étape de Tchatchou, la dynamique de terrain de Bilal Yacoubou s’est poursuivie dans l’après-midi à Thian Gourou, un sous-quartier enclavé du premier arrondissement de Parakou. Sur place, l’accueil est sans équivoque. Forte mobilisation, adhésion visible au mot d’ordre « Ton vote, ton avenir » et une population prête à faire entendre ses priorités.
Au-delà du discours classique de sensibilisation au vote, la rencontre a rapidement basculé vers une logique d’interpellation citoyenne. Les habitants, notamment les femmes à l’initiative de la rencontre, ont exprimé des doléances concrètes dont l’accès à l’eau potable et à l’électricité, deux marqueurs critiques du déficit de services de base dans la zone.
Dans cette séquence, Zakari Yao Tchadoré a joué le rôle de porte-voix communautaire, insistant sur l’urgence sociale et la nécessité d’une réponse institutionnelle. S’inscrivant dans une approche de continuité, il a pris appui sur les réformes engagées sous Patrice Talon pour plaider une extension des acquis aux zones périphériques.
Face à ces attentes, Bilal Yacoubou adopte une ligne stratégique mesurée : pas de promesses spectaculaires, mais un discours structuré autour d’un principe de corrélation entre engagement électoral et impact politique. « Pour amorcer la résolution de ces problèmes, il faut voter massivement », martèle-t-il, en appelant clairement à soutenir le duo Wadagni–Talata.
Entre pédagogie civique et marketing politique territorial, la démarche du jeune leader s’affine. Écouter, canaliser, puis orienter rien de plus. Dans une ambiance ponctuée de prières, d’animations et de témoignages, le message semble avoir trouvé un écho favorable. Rendez-vous est pris pour le 12 avril prochain. Thian Gourou sera à son tour, un indicateur de mobilisation.



