Parakou : La rénovation de la statue Hubert Maga, entre polémique et ambition pour une ville à forte identité, Dimitri Koto N'gobi expose sa position. - Baraka News
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Parakou : La rénovation de la statue Hubert Maga, entre polémique et ambition pour une ville à forte identité, Dimitri Koto N’gobi expose sa position.

Parakou : La rénovation de la statue Hubert Maga, entre polémique et ambition pour une ville à forte identité, Dimitri Koto N’gobi expose sa position.

Annoncée à hauteur de 26 millions de FCFA, la rénovation de la statue du président Hubert Maga à Parakou suscite depuis quelques jours des réactions contrastées. Si certains dénoncent une dépense qu’ils jugent secondaire face aux urgences sociales et infrastructurelles, le jeune leader Dimitri Koto N’Gobi appelle, lui, à dépasser la polémique pour interroger la vision globale qui pourrait sous-tendre cette initiative.

Entre priorités sociales et construction de l’image de la villeLa rénovation de la statue de l’ancien président Hubert Maga ne laisse pas indifférent. Sur les réseaux sociaux, plusieurs voix s’interrogent sur la pertinence d’un investissement annoncé à 26 millions de FCFA, alors que Parakou reste confrontée à des défis en matière d’eau, de voirie, d’assainissement, d’éclairage public et d’infrastructures sociales.

Une interrogation que Dimitri Koto N’Gobi ne balaie pas d’un revers de main. Pour le jeune leader, le débat mérite toutefois d’être replacé dans une perspective plus large : quelle ville veut-on construire pour Parakou dans les prochaines années ?

À ses yeux, une politique municipale ne peut être évaluée uniquement à travers les réalisations immédiatement perceptibles. Une métropole se construit aussi autour de son patrimoine, de ses symboles, de ses espaces publics, de son identité culturelle et de sa capacité à attirer visiteurs, investisseurs et activités économiques.

« Une ville ne se construit pas uniquement avec des routes ». C’est précisément sur ce terrain que se situe la position du jeune leader. Il estime que la rénovation du monument pourrait être comprise comme l’une des composantes d’une stratégie plus ambitieuse de transformation de l’image de Parakou.

« Une ville ne se construit pas uniquement avec des routes et des réseaux d’eau », défend en substance le jeune leader, qui plaide pour une approche intégrant également la culture, le patrimoine, les loisirs, l’attractivité touristique et les espaces de rassemblement.

Pour lui, l’enjeu dépasse donc la simple rénovation d’une statue. Il s’agit de savoir si Parakou peut, elle aussi, créer des lieux et des symboles capables de raconter son histoire et de porter son identité au-delà de ses frontières.

De Hubert Maga à l’attractivité touristiqueLe choix de la statue Hubert Maga revêt par ailleurs une dimension historique particulière. Figure majeure de l’histoire politique du Bénin et premier président de la République, Hubert Maga demeure fortement associé à Parakou et au septentrion béninois.

Dans cette logique, la valorisation de son monument pourrait participer à une politique plus large de mise en valeur du patrimoine historique local.

Dimitri Koto N’Gobi convoque notamment l’exemple de la statue de l’Amazone à Cotonou. Longtemps discutée lors de sa réalisation, celle-ci est progressivement devenue un point de repère majeur de la capitale économique et un élément de son identité visuelle.La question posée est donc simple : pourquoi Parakou ne pourrait-elle pas, elle aussi, construire ses propres marqueurs urbains ?

Une jeunesse appelée à penser autrement la villeAu-delà du débat sur les 26 millions de FCFA, la prise de position de Dimitri Koto N’Gobi traduit surtout une volonté de voir la jeunesse davantage impliquée dans les réflexions sur l’avenir de Parakou.

Le jeune leader dit observer avec intérêt la présence croissante de jeunes dans certains espaces de réflexion et de décision. Une dynamique qu’il encourage, estimant que la nouvelle génération doit pouvoir proposer une autre lecture du développement urbain.Pour lui, Parakou doit pouvoir être à la fois fonctionnelle, attractive, culturelle, touristique et fière de son histoire.

Cette vision n’exclut nullement les exigences de transparence et de redevabilité. Au contraire, Dimitri Koto N’Gobi reconnaît au Conseil communal le devoir d’expliquer ses choix, de justifier l’utilisation des ressources publiques et de produire des résultats mesurables.Soutenir sans renoncer à l’exigence citoyenne

Sa position est donc loin d’être un blanc-seing accordé à l’autorité municipale. Il s’agit davantage d’un appel à éviter les jugements définitifs avant de connaître l’ensemble de la logique qui accompagne une décision publique.

Dimitri Koto N’Gobi choisit ainsi de faire confiance au processus engagé par le Conseil communal, tout en rappelant que cette confiance doit nécessairement aller de pair avec la transparence, la responsabilité et l’évaluation des résultats.

À travers cette sortie, le jeune leader prend donc clairement fait et cause pour une lecture prospective de la rénovation de la statue Hubert Maga. Pour lui, l’initiative peut constituer une pièce d’un puzzle plus vaste : celui d’une Parakou qui entend renforcer son identité, améliorer son attractivité et mieux valoriser son patrimoine.

Parakou mérite surtout une visionLe débat autour de la statue Hubert Maga révèle finalement une question plus profonde : faut-il opposer les investissements dans les infrastructures essentielles aux investissements dans l’identité et l’attractivité urbaine ?

Pour Dimitri Koto N’Gobi, la réponse est non. Une ville ambitieuse doit savoir répondre à ses urgences tout en préparant son avenir.

« Critiquer est un droit. Mais construire exige aussi de savoir regarder au-delà de l’immédiat. » Une conviction qui résume sa position : soutenir les initiatives susceptibles de contribuer au rayonnement de Parakou, sans renoncer à demander des comptes à ceux qui la dirigent. Car, au-delà de la statue Hubert Maga, c’est bien la vision de la Parakou de demain qui se trouve aujourd’hui au cœur du débat.