La ville de Parakou a accueilli une importante rencontre intercommunautaire réunissant les communautés du Niger, du Nigeria, du Burkina Faso, du Togo, du Mali et du Bénin. Organisée par l’ONG Zaman Lafia Ma Tcharse, présidée par Souleymane Boubakar, ancien Consul du Niger à Parakou, cette cérémonie a jeté les bases du prochain festival placé sous le thème « La culture au service de la paix, de la cohésion sociale et de l’intégration régionale. »
Dès l’ouverture, M. Boubakar a donné le ton d’une rencontre porteuse d’espérance, rappelant que « le moment que nous vivons n’a rien d’ordinaire ». Il a salué la présence des délégations venues de plusieurs pays et communautés, insistant sur l’esprit d’unité qui a guidé les échanges. « Nous venons de différentes langues, de différentes danses, de différents rythmes et traditions, mais un message unique nous rassemble : fraternité, respect, solidarité, paix et développement. » La séance a été rythmée par une diversité d’activités : prières, animations culturelles, prestations artistiques et moments d’échanges fraternels. Un ensemble d’éléments destinés à rappeler le pouvoir rassembleur et apaisant de la culture.
Pour Souleymane Boubakar, la culture demeure le socle le plus solide pour construire une paix durable : « La paix ne tombe pas du ciel elle se construit, pierre après pierre. » Il a également souligné la nécessité d’un vivre-ensemble fondé sur le respect mutuel et la responsabilité individuelle, notamment vis-à-vis des pays hôtes « Respecter les lois des pays qui nous accueillent est un geste simple, mais essentiel pour vivre ensemble en harmonie. »
L’ancien consul honoraire du Niger à Parakou a insisté sur l’importance de renforcer l’intégration régionale à partir des liens humains déjà existants entre les peuples « Il est temps de bâtir ensemble une région où chacun se sent véritablement chez soi. »
À travers chants, contes, danses et temps spirituels, cette rencontre a illustré la force des échanges culturels dans la consolidation de la cohésion sociale marquant ainsi une étape essentielle dans la préparation du festival à venir, dont l’ambition est claire : faire de la culture un instrument puissant de paix, de fraternité et d’intégration régionale.



