(Des journalistes du septentrion mettent à jour leurs compétences)
Une trentaine de journalistes du nord Bénin se sont réunis samedi 11 octobre 2025 pour une session de renforcement de capacités dédiée aux fondamentaux de l’écriture journalistique et aux techniques d’investigation. L’initiative est portée par l’Association des Journalistes exerçant dans le Septentrion du Bénin (AJS-B) et placée sous le parrainage de Armand HOUNSOU, conseiller à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC).
Les participants provenaient de divers horizons médiatiques presse écrite, radios, télévisions, web TV, organes communautaires et membres de la Société des radios et télévisions du Bénin. La formation a été animée par Annek Joana VERBRAEKEN, journaliste d’investigation internationale d’origine allemande et résidant aux Pays-Bas.
Dans son allocution d’ouverture, Alberique HOUNDJO, président de l’AJS-B, a mis l’accent sur la responsabilité professionnelle « Nous ne pouvons pas demander du respect pour la presse si nous-mêmes nous ne renforçons pas nos compétences et notre crédibilité. Cette formation est un investissement dans notre propre rigueur », a-t-il déclaré.
Le Représentant de la présidente de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) Toni Aubin et Barnabas Orou Kouma, président de l’Union Nationale des Médias en Ligne (UNAMEL), ont tous salué l’initiative. « Le paysage médiatique évolue vite. Sans formations régulières, nos rédactions prennent du retard sur la qualité, la vérification et l’investigation », a souligné Barnabas Orou Kouma en adressant ses félicitations aux organisateurs, à la formatrice et au parrain.
Représentant ce dernier, Romuald LOGBO a interpellé les participants sur les enjeux juridiques liés à l’investigation, « On ne peut pas parler d’enquête sérieuse sans documentation. Pourtant, dès qu’un journaliste obtient un document administratif, on lui reproche le recel. C’est une réalité qui freine le travail de fond », a-t-il regretté, tout en appelant au respect des textes et de la déontologie.
« J’ai vu une vraie volonté de faire du journalisme utile. Même si le temps est court, l’énergie et les questions montrent qu’il y a un potentiel à accompagner », a-t-elle confié la formatrice, Annek Joana VERBRAEKEN impressionnée par l’engagement des participants après une séance animée de séquences interactives mêlant théorie et pratique. Elle a par ailleurs annoncé la poursuite des échanges en ligne pour approfondir certains modules.
A leur tour, plusieurs des participants ont exprimé leur satisfaction. La cérémonie s’est achevée par la remise des attestations et une photo de famille, symbolisant l’engagement des participants à continuer d’informer avec professionnalisme et éthique.



