Faridatou ZACHARI TRAORE YACOUBOU porte la voix des femmes et filles de Parakou pour une société sans violences ni discriminations
Dans l’après-midi du mercredi 27 août 2025, la Préfecture du Borgou à Parakou a accueilli la séance de sensibilisation initiée par Mme Huguette BOKPE GNANCADJA, Présidente de l’Institut National de la Femme (INF). Placée sous le thème « Mobiliser les leaders religieux et têtes couronnées pour éradiquer la discrimination et les violences faites à l’égard des femmes », cette rencontre a réuni autorités politico-administratives notamment le Secrétaire général de la Préfecture, responsables traditionnels, responsables religieux et représentantes des femmes dont Faridatou ZACHARI TRAORE YACOUBOU, qui a servi de porte-parole.
Dans son intervention, Mme BOKPE GNANCADJA a exprimé sa profonde gratitude à l’endroit des participants, rappelant que leur rôle est essentiel dans la lutte contre les violences faites aux femmes et la discrimination. « C’est avec mon cœur et mes tripes que je vous parle… », a-t-elle confié avec émotion, appelant à un engagement collectif. Pour la Première responsable de l’INF, cette lutte et les nombreuses sensibilisations que mène son organe ne saurait aboutir sans la participation et la franche collaboration des leaders de tous ordres.
Pour sa part, au nom du Réseau des Femmes et Filles Actives pour le Développement (RéFFAD), la présidente Mme Faridatou ZACHARI TRAORE YACOUBOU, représentant les femmes et filles de Parakou, a salué l’initiative de l’INF. Elle a souligné qu’aucune femme ne souhaite être violentée ou discriminée et que cette démarche, qui associe gardiens des traditions et leaders religieux, permet de s’attaquer à la racine du problème. Selon elle, leurs paroles portent loin et sont respectées, ce qui contribuera à faire avancer la cause.
Dans son intervention, Mme Faridatou ZACHARI TRAORE YACOUBOU a également rappelé que la violence et la discrimination ne constituent pas seulement des souffrances individuelles, mais représentent de véritables freins au développement de toute la communauté. Elle a mis en avant le rôle des prêtresses appelées « Gnan Hokpé » en langue nationale Dendi, qui inculquent aux futures mariées les notions de droits et devoirs, ainsi que celui des imams qui préparent spirituellement les futurs époux. Elle a insisté sur la nécessité de déconstruire les stéréotypes sexistes, de promouvoir une masculinité positive au sein des foyers et de sanctionner toute pratique portant atteinte à la dignité humaine. « Aucune société ne peut se développer en laissant ses femmes dans l’ombre », a rappelé la bénéficiaire du Programme d’Appui à l’Egalité Genre dans la zone 1 (PAEG1). Cette dernière rejoignant la Présidente l’Institut National de la Femme, elle a plaidé pour une synergie d’action entre leaders religieux, ONG et INF afin d’obtenir des résultats plus durables.
Par ailleurs, les têtes couronnées et leaders religieux présents ont salué l’initiative et apporté des éclaircissements sur certaines réalités encore méconnues de la population. La séance s’est conclue par la signature d’un accord d’engagement, suivie d’une photo de famille pour immortaliser ce moment fort.



