Acte 2 du Café PYPA à Parakou : La jeunesse tente de répondre au dilemme entre Relève ou Continuité en 2026. - Baraka News
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Acte 2 du Café PYPA à Parakou : La jeunesse tente de répondre au dilemme entre Relève ou Continuité en 2026.

Acte 2 du Café PYPA à Parakou : La jeunesse tente de répondre au dilemme entre Relève ou Continuité en 2026.

Le Café PYPA, tenu ce samedi 20 septembre 2025 à Parakou sous le parrainage de Me Chakour Naro Assouma, jeune avocat au Barreau béninois, a rassemblé de nombreux jeunes autour d’un débat d’actualité : « 2026, entre Relève et Continuité : Quelle place pour la jeunesse ? ». Pendant une heure ceux-ci à travers un panel d’échange ont essayé de répondre à l’épineuse question de la place de jeunesse dans le jeu politique de 2026.

Le PYPA (Programme for Young Politicians in Africa) est une initiative régionale qui vise à former et outiller de jeunes leaders politiques afin de promouvoir la démocratie, l’inclusion et la participation citoyenne sur le continent. Organisé par le Réseau Jeunesse et Politique de l’Afrique de l’Ouest au Bénin, ce deuxième café politique s’inscrit dans cette logique de renforcement de capacités et de stimulation du débat démocratique.Son coordonnateur, Christophe Avodji, a rappelé d’entrée l’objectif : « L’avenir de la jeunesse ne peut plus se décider en son absence. C’est elle qui détient l’énergie, la créativité et la vision nécessaires pour bâtir le futur », a-t-il affirmé, tout en remerciant le parrain pour son accompagnement et les participants pour leur engagement.

Les panélistes, au nombre de quatre, ont livré des points de vue divers mais complémentaires la plupart du temps. Pour Médard Kposénon (Union Progressiste le Renouveau), « la relève n’est pas une question d’âge, mais de préparation et de compétence. Les jeunes doivent se former, s’imposer et proposer des alternatives crédibles ». Adiza Arouna (Bloc Républicain) a insisté sur une transmission « progressive mais réelle », tout en rappelant que « la jeunesse doit encore prouver sa capacité dans certains domaines ».

De son côté, Kassimou Orou Soua (Les Démocrates), pense « qu’il s’agisse de relève ou de continuité, la jeunesse doit pouvoir apporter sa pierre à l’édifice et non se contenter de seconds rôles ». Mahmoud Guerguisse porte-parole de la Jeunesse du Bloc Républicain a, de son côté, souligné que « la force de la jeunesse ne doit pas être seulement mobilisatrice, mais décisionnelle ».

Le débat a pris une autre dimension lorsque le modérateur, Farouk Mama Sanni, Maire des Jeunes de Parakou, a interpellé les panélistes sur la candidature de Romuald Wadagni, Ministre des Finances, porté par la majorité présidentielle pour 2026. Sa question – « Ce choix résulte-t-il du militantisme, des compétences ou du favoritisme ? » – a suscité un échange nourri et des réactions contrastées dans le public.

En fin de séance, les participants ont exprimé leur satisfaction. Pour Faizath Baboni (Moele Bénin), « c’est la première fois que je participe à une rencontre où nous parlons librement de notre avenir politique ». Fredistre Idohou a, quant à lui, salué « le courage des organisateurs d’ouvrir un espace franc, sans tabou ».En somme, cet acte 2 du Café PYPA a confirmé une évidence : la jeunesse béninoise refuse d’être spectatrice et veut désormais être actrice des décisions qui façonneront la présidentielle de 2026.