Le préfet du Borgou salue un dispositif au service des écoliers
À l’ouverture de l’année scolaire 2026-2027, Kalalé donne le ton en matière d’alimentation scolaire. Les 97 écoles de la commune bénéficient du programme des cantines scolaires, avec 233,6 tonnes de vivres mobilisées pour quelque 26 300 écoliers. Une dynamique qui s’inscrit dans les efforts du gouvernement pour améliorer les conditions d’apprentissage et renforcer le maintien des enfants à l’école dans les quatre départements du Nord.
À l’occasion du lancement officiel de la rentrée scolaire dans le Borgou, ce lundi 14 septembre 2026 à Kalalé, Florence HONVO BELLO, cheffe du sous-bureau de l’Agence nationale de l’alimentation et de la nutrition (ANAN) à Parakou, en charge des cantines scolaires dans les quatre départements du Nord, était aux côtés du préfet du Borgou, Abdoul-Chakour Naro Assouma, des autorités communales et des responsables du secteur éducatif.
Pour elle, cette rentrée présente une particularité majeure : elle marque simultanément la reprise des cours et le démarrage des cantines scolaires. « Aujourd’hui c’est un double événement, rentrée scolaire, début de la cantine scolaire. Les deux vont de pair », a-t-elle souligné.
Cette articulation entre éducation et alimentation répond à une volonté du gouvernement béninois d’améliorer l’environnement dans lequel les enfants apprennent. « Un corps sain, un esprit sain pour un apprentissage assidu de nos enfants », a rappelé la responsable de l’ANAN.
À Kalalé, le dispositif affiche une couverture de 100 % des écoles. Les 97 écoles de la commune disposent ainsi d’une cantine scolaire. Pour le démarrage de cette nouvelle année, l’ANAN a mis à disposition 233,6 tonnes de vivres, destinées à accompagner un effectif estimé à 26 300 écoliers.
Ce nombre est en hausse par rapport à l’année précédente. En 2025-2026, environ 23 800 écoliers avaient bénéficié du dispositif dans la commune. Cette progression traduit l’élargissement du nombre d’enfants pris en compte par les cantines scolaires.
Mais Kalalé ne constitue qu’une partie du dispositif suivi par le sous-bureau de l’ANAN à Parakou. Celui-ci couvre les quatre départements du Nord : Borgou, Alibori, Atacora et Donga. À travers cette couverture territoriale, l’agence accompagne la mise en œuvre des cantines scolaires dans une vaste zone où l’alimentation à l’école constitue un enjeu important pour la fréquentation, le maintien des enfants dans le système éducatif et leurs conditions d’apprentissage.
Présent aux côtés de Florence HONVO BELLO lors du lancement de la rentrée, le préfet du Borgou, Abdoul-Chakour Naro Assouma, a pris part à la visite de terrain consacrée notamment à l’effectivité des cantines scolaires.
La délégation a pu se rendre dans une cuisine scolaire pour constater les préparatifs du premier repas de l’année. Les équipes étaient déjà mobilisées pour assurer le démarrage effectif de la restauration scolaire dès les premières heures de cette rentrée.
Cette présence des autorités préfectorales permet également de rapprocher le dispositif des réalités du terrain et de renforcer le suivi de sa mise en œuvre en lien avec les autorités communales, les responsables éducatifs et les communautés.
Pour l’ANAN, l’enjeu n’est toutefois pas seulement de servir un repas. La cantine doit contribuer à créer un environnement favorable à la scolarisation. Le gouvernement mise ainsi sur l’alimentation scolaire comme un instrument de soutien aux familles, de lutte contre certaines barrières à la fréquentation scolaire et d’investissement dans le capital humain.
Florence HONVO BELLO invite d’ailleurs les principaux bénéficiaires à s’approprier le dispositif. « La cantine est pour vous. Soyez assidus, mangez, apprenez, respectez vos enseignants et vos camarades », a-t-elle lancé aux écoliers, les encourageant également à inciter leurs camarades à rejoindre massivement l’école.
Le programme repose également sur l’implication des parents. Pour la responsable de l’ANAN, la cantine scolaire doit être considérée comme une œuvre collective. « Le gouvernement a voulu que ce soit un effort collectif », a-t-elle rappelé, appelant les familles à accompagner le dispositif.
Les enseignants sont eux aussi appelés à jouer leur partition dans le bon fonctionnement des cantines. Florence HONVO BELLO leur a adressé ses remerciements et les a encouragés à poursuivre leur accompagnement auprès de l’ANAN.
Cette mobilisation collective répond à un objectif plus large : faire en sorte qu’aucun enfant ne soit laissé de côté. « Chaque enfant, chaque repas que nous servons dans les écoles est un geste d’espoir pour nos enfants », a-t-elle déclaré.
À travers les cantines scolaires, l’État entend ainsi agir simultanément sur la nutrition, la fréquentation scolaire et les conditions d’apprentissage. Dans les quatre départements du Nord, le dispositif s’inscrit dans cette volonté de renforcer l’investissement dans les enfants et de favoriser leur maintien à l’école.
À Kalalé, où les 97 écoles affichent une couverture de 100 %, les 233,6 tonnes de vivres mobilisées pour quelque 26 300 écoliers donnent une traduction concrète à cette politique dès les premiers jours de l’année scolaire.
Pour Florence HONVO BELLO, l’ambition est claire : « Nous voulons ne laisser personne de côté. » Une ambition qui place la cantine scolaire au-delà du simple repas quotidien : comme un outil de soutien à l’éducation et une composante de la politique de développement du capital humain portée par le gouvernement béninois.



