L’auteur-compositeur Fafa Djinesto vient de lâcher dans le paysage musical béninois un projectile sonore aussi ciblé que symbolique : « On Est Fiers », un single taillé sur mesure pour célébrer l’avènement de Romuald Wadagni à la magistrature suprême du pays, le fameux « 229 », indicatif téléphonique et désormais étendard identitaire d’une nation qui se raconte autrement.
L’affiche parle avant même que la musique ne joue. Fond noir profond, éruption de vert-jaune-rouge aux couleurs du drapeau béninois, dorures en relief et silhouette pensante en position de stratège assumé, Waro ‘229 s’affiche comme un brand présidentiel construit avec la précision d’un cabinet de communication de haut vol.
Le message ? Direct, structuré, presque corporate : Vision. Travail. Intégrité. Compétence. Résultats. Unité nationale. Six piliers. Zéro superflu. La checklist d’un chef d’État, mise en scène avec l’énergie d’un concert.
Derrière ce single, un artiste qui comprend une chose fondamentale que beaucoup de communicants politiques ratent : les peuples n’adhèrent pas à des programmes, ils adhèrent à des émotions. Fafa Djinesto à travers ce single ne fait pas de la propagande il fabrique du sentiment d’appartenance.
« On Est Fiers » n’est pas un jingle. C’est une déclaration d’identité collective, un miroir tendu à un peuple qui veut se voir avancer. Le slogan « Ensemble pour un Bénin fort, prospère et uni » n’est pas une promesse en l’air c’est une invitation à la co-construction nationale, portée par une voix artistique crédible.
« On est Fiers » de Fafa Djinesto, c’est l’intersection rare entre l’art, le politique et le peuple sans que l’un n’écrase les deux autres. Une œuvre utile, audacieuse, et suffisamment bien emballée pour traverser les frontières du Golfe du Bénin.


