La grande salle de la Mairie de Parakou a servi de cadre, ce dimanche 29 mars 2026, à un nouveau numéro de la Tribune Agora des Jeunes, une initiative portée par la Troisième Adjointe au Maire, Adiza Arouna. Face à une mobilisation de plus d’une centaine de jeunes, cette plateforme citoyenne confirme son positionnement. Celui de créer un espace d’échanges concrets pour orienter la jeunesse vers des solutions dynamiques et pragmatiques d’insertion socio-économique.
Dès l’entame, l’objectif de l’Agora des Jeunes a été clairement perceptible : sortir la jeunesse de la posture attentiste pour l’amener à devenir un véritable moteur de création de valeur. À travers cette initiative, Adiza Arouna entend « rassembler les jeunes autour de problématiques qui les concernent directement, afin qu’ils réfléchissent et construisent eux-mêmes leur avenir avant d’espérer un accompagnement institutionnel ».
Une vision assumée, qui s’inscrit dans une dynamique de responsabilisation et d’activation du potentiel entrepreneurial local.Pour cette édition, deux profils complémentaires ont animé les échanges : Dr Marietta Gonrououdobou, Fondatrice de l’entreprise Agro-Ikari, et Stanislas Assambi, promoteur de Go Agri et acteur engagé dans la valorisation du consommer local.
Dans une approche pédagogique et accessible, Dr Marietta a recentré le débat sur l’exploitation stratégique du digital : « Il s’agissait de montrer aux jeunes comment ils peuvent prendre avantage sur le numérique pour se construire eux-mêmes, créer leurs propres opportunités et ne pas attendre d’être recrutés », a-t-elle expliqué au micro de Baraka News. Une intervention qui a posé les bases d’un entrepreneuriat décomplexé, où le numérique devient un accélérateur d’initiatives.Dans la même veine, Stanislas Assanvi a apporté une approche terrain, orientée business model : « Les jeunes devraient se positionner au niveau du marketing des produits locaux. Ils ne prennent presque aucun risque.
Ils peuvent négocier avec des producteurs, faire la promotion en ligne, trouver des clients et percevoir des commissions », a-t-il conseillé. Une stratégie agile, à faible coût d’entrée, qui a suscité un vif intérêt dans l’assistance.Les échanges interactifs ont révélé une jeunesse attentive, curieuse et surtout en quête de solutions concrètes. Les préoccupations ont principalement porté sur les défis de démarrage, les modèles économiques viables et les retours d’expérience des intervenants.« J’ai appris qu’avec les réseaux sociaux, on peut accroître la visibilité de nos produits. L’entrepreneuriat, c’est avant tout répondre à un problème, tester et améliorer sa solution. » témoigne Omolola Lydie Biaou, étudiante en entrepreneuriat.
Victorien Gahadé renchérit sur la nécessité d’agir tôt : « Pour réussir un projet entrepreneurial, il faut se lancer tôt. Le digital est aujourd’hui un levier puissant pour la promotion et la créativité. »
Clôturant la séance, Adiza Arouna a salué la qualité de l’organisation et l’engagement de ses collaborateurs. Elle a également saisi l’occasion pour adresser un message à portée politique, appelant la jeunesse à un vote stratégique lors de la présidentielle de 2026. « J’invite les jeunes à faire un choix utile, un choix responsable. Le programme du duo Wadagni-Talata apporte des réponses concrètes aux aspirations du peuple béninois », a-t-elle déclaré, plaidant pour une mobilisation électorale massive.
À travers cette nouvelle édition, Agora des Jeunes s’impose progressivement comme un incubateur d’idées et un catalyseur d’engagement citoyen. Entre pédagogie et orientation civique, Parakou expérimente ici un modèle hybride où formation et influence s’entrecroisent avec finesse.



