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Parakou/Santé : Licenciements en cascade et méthodes contestées dans une clinique dans le 2è arrondissement.(Épisode 2)

Parakou/Santé : Licenciements en cascade et méthodes contestées dans une clinique dans le 2è arrondissement.(Épisode 2)

Les ex-agents demandent réparation

Le rideau est tombé sans avertissement.

Depuis quelque temps déjà, l’ensemble du personnel de la clinique a été remercié brutalement, sans préavis et dans des conditions que plusieurs sources internes qualifient de malhonnêtes. Une rupture nette, verbale pour l’essentiel, sans notification écrite, ni respect des formes légales.

Ce qui frappe, c’est la simultanéité. Infirmiers, sages-femmes, techniciens de laboratoire, aides-soignants, tous concernés, sauf les agents d’entretien, comme si la variable humaine avait été effacée d’un trait de plume dans la structure sanitaire. Le Médecin-Chef dont le cas a été évoqué dans notre précédent article s’est déroulé de la même façon depuis le 03 janvier 2025 soient environ 10 mois avant les autres membres du personnel. Donc la structure a fonctionné pendant près d’une année entière sans Médecin.

Selon les éléments recueillis par notre journal, ces licenciements ne se seraient appuyés sur aucun document formel. Pas de lettres. Pas de préavis. Pas d’indemnités. Les collaborateurs ont simplement été informés, parfois oralement, parfois par messages indirects, que leur collaboration prenait fin. Une méthode qui interroge, surtout dans un secteur où la continuité des soins et la stabilité du personnel sont essentielles.

Dans la foulée, plusieurs ex-agents évoquent un sentiment d’injustice profonde. Non seulement pour la perte soudaine de leur emploi, mais aussi pour la manière. Des mois, des années de travail effectif, soldés par un départ précipité, sans reconnaissance, sans solde de tout compte, sans explication claire. Le qualificatif qui revient le plus souvent dans leur déclaration est celui-ci : malhonnête. Malhonnête dans la rupture. Malhonnête dans la gestion des promesses. Malhonnête dans le décalage entre discours et pratiques.

Cependant un élément demeure constant depuis le début de cette affaire : seul le personnel a payé le prix. Les partenaires, les circuits financiers et les autres acteurs n’auraient pas été impactés par ces décisions. Ceux qui soignaient, assistaient, entretenaient, étaient les seuls à subir. Une constante qui alimente les soupçons d’un fonctionnement où la précarité n’est pas accidentelle, mais instrumentalisée.

Avec ces licenciements en cascade, le dossier change de nature. On ne parle plus seulement de contrats inexistants ou de salaires sous-payés, mais d’une rupture collective opérée en dehors des cadres légaux. À mesure que les faits s’accumulent, une évidence s’impose : cette affaire dépasse désormais le simple conflit interne. Elle interroge le rôle des autorités de contrôle et la capacité du système à protéger les travailleurs les plus exposés.

Le prochain épisode reviendra sur un point clé. L’après-licenciement, les appels à candidatures, les tests organisés alors que les postes seraient déjà pourvus. Une séquence qui pourrait bien lever le voile sur une mécanique plus vaste.

À suivre.