Parakou : Quand ceux qui ouvrent les portes sont les premiers jetés dehors - Baraka News
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Parakou : Quand ceux qui ouvrent les portes sont les premiers jetés dehors

Parakou : Quand ceux qui ouvrent les portes sont les premiers jetés dehors

Épisode 1 des activités des responsables d’une clinique privée

Dans l’architecture d’une clinique privée, il existe une pierre angulaire sans laquelle rien n’est légalement possible : le Médecin-chef. C’est sur ses diplômes que repose l’autorisation administrative. C’est son nom qui crédibilise l’ouverture. Et pourtant, dans ladite structure de Parakou, c’est précisément cet homme-là qui aurait été l’un des premiers sacrifiés.

Selon nos informations concordantes, le Médecin-chef dont les diplômes ont servi à l’ouverture officielle de la structure aurait été remercié sans ménagement, sans notification écrite, et surtout sans jamais entrer en possession de ses dus, notamment en sa qualité d’avaliseur. Une situation pour le moins paradoxale : celui qui rend la clinique légalement viable se retrouve écarté comme un figurant de trop. Ce licenciement présumé ne serait pas un incident isolé, mais le premier acte d’un système.

Des salaires sous-payés, malgré des financements connus

Plus troublant encore, les conditions salariales évoquées. Les rémunérations seraient largement en deçà des standards, alors même que la structure bénéficierait de financements extérieurs prenant en compte l’ensemble des charges de fonctionnement : personnel, équipements, prestations, entretien.

Dès lors, une question s’impose, brutale mais légitime : où passent réellement les ressources prévues pour le personnel ? Car sur le terrain, les chiffres ne collent pas. Les efforts, eux, sont bien réels. Les heures aussi. Mais la contrepartie tarde, se réduit, ou disparaît.

Une équipe complète… et pourtant vulnérable

À son apogée, la clinique fonctionnait avec un personnel conséquent dont 3 infirmiers, 3 sages-femmes,1 technicien de laboratoire et son assistant, 5 aides-soignants et des agents d’entretien. Une organisation complète, opérationnelle, indispensable à la continuité des soins.

Pourtant, c’est exclusivement ce personnel qui aurait subi les pratiques dénoncées : précarité contractuelle, salaires sous-évalués, promesses non tenues, mises à l’écart brutales. Ni les partenaires, ni l’environnement institutionnel ne semblent avoir été inquiétés. Seuls ceux qui travaillent, au quotidien, auraient payé le prix.

Le signal d’alarme

Le cas du médecin-chef n’est donc pas anodin. Il agit comme un signal d’alarme. Lorsqu’un professionnel dont le rôle est aussi central peut être évincé sans égard pour ses droits, que dire des autres, moins visibles, moins protégés ?Cet épisode ouvre une série de révélations sur le fonctionnement interne de cette clinique privée pourtant appréciée de Parakou.

Les prochains volets s’intéresseront aux mécanismes de travail sans contrat, aux licenciements verbaux en chaîne, et aux stratégies employées pour diluer les responsabilités. Une chose est sûre, le dossier est plus profond qu’il n’y paraît. Et le personnel déjà licencié, longtemps silencieux, commence à parler et réclamer ses droits de licenciement abusif.

À suivre.