L’Institut Français de Parakou a accueilli ce samedi 7 septembre 2024 de la soirée inoubliable marquée par la sortie de résidence de « La Douleur de la Faute », une pièce captivante de Yannick TCHANGO portée par l’association des Jeunes Engagés pour la Promotion de la Culture et de l’Etique (JeProCE). Cette création audacieuse, lauréate de la bourse jeune public de l’Institut Français du Bénin en 2023, a su conquérir le cœur du public par sa profondeur et sa pertinence.
Portée par l’association JEProCE, pionnière dans la mise en scène de ce texte, « La Douleur de la Faute » a plongé les spectateurs dans les affres de la cybercriminalité, du cyberharcèlement et des questions de genre. Les dispositifs d’aide à la maquette 2024 de l’Institut Français ont permis à cette pièce de prendre vie sur scène avec une mise en scène percutante et innovante du célèbre artiste comédien et metteur Raoul Arsène AWO OKE.

Dès les premières minutes, le public a été saisi par l’intensité de la “levee” des rideaux noirs de l’estrade de l’institut français de Parakou et des thèmes abordés. L’histoire tournait autour de Donatienne, une jeune femme profondément marquée par la perte de son frère, arnaqué de 10 millions et poussé à la mort. Déterminée à se venger, elle se lance dans une formation en cybersécurité. Toutefois, son oncle, influencé par des préjugés de genre, tente de la dissuader en raison de son statut de femme. Soutenue par sa mère et son amie Gbèho, Donatienne refuse d’abandonner et surmonte les obstacles pour réussir sa formation. Ensemble, elles décrochent leurs diplômes, prêtes à lutter contre les dangers du cyberespace.

Dans la pièce, les acteurs ne se contentent pas de dénoncer les méfaits de la cybercriminalité mais il ont exploré avec finesse les impacts du phénomène sur les victimes et les bourreaux, interrogeant la société sur ses responsabilités et ses contradictions. À travers un voyage captivant entre passé, présent et futur, les spectateurs de la soirée ont pu tisser des récits secondaires qui enrichissent l’intrigue principale, leur offrant de ce fait une lecture nuancée et poignante de nos réalités contemporaines.

L’affluence à l’Institut Français de Parakou autour de ce spectacle « La Douleur de la Faute » témoignait de l’intérêt et de l’attente qu’elle a suscité. Les spectateurs ont été captivés par le jeu des acteurs, la mise en scène soignée et l’émotion palpable qui se dégageait de chaque scène. À l’issue de la représentation, des applaudissements nourris ont salué l’équipe artistique, confirmant le succès de cette première.

« La Douleur de la Faute » ne s’est pas contenté pas d’être une œuvre théâtrale, ce fut une véritable expérience immersive qui interpelle sur les défis du monde moderne. Les dialogues incisifs, la scénographie audacieuse et la sensibilité des interprétations ont fait de cette soirée un moment fort, tant sur le plan artistique que sur le plan humain.
l’association JEProCE présidé par Maxim AGBAKA invite chacun à une réflexion profonde sur l’impact des nouvelles technologies et des dynamiques de genre dans notre quotidien poussant ainsi donc à se questionner, à s’indigner et à agir face aux derives sur le numérique.

Pari réussi pour ce creuset de jeunes, qui signe de ce fait une entrée remarquée dans l’univers du théâtre engagé. Pour ceux qui n’ont pas pu assister à cette première, « La Douleur de la Faute » promet de poursuivre son chemin avec des représentations futures à ne pas manquer. Un spectacle à la fois bouleversant et nécessaire, qui marque une étape importante dans le paysage culturel de Parakou. À suivre de près!



