Ce samedi 05 avril 2025, la salle polyvalente de l’Institut Français de Parakou a accueilli le lancement officiel du mois du cheval « Duman tòru », une initiative culturelle d’envergure portée par l’Association culturelle et sportive Équestre-Bio Guera Club du Bénin, présidée par Faiçal Lafia. L’événement marque le début d’une semaine entièrement dédiée à la valorisation du cheval, patrimoine vivant du septentrion béninois.
Dans son mot d’ouverture, Faisal Lafia a souligné l’urgence de préserver le cheval comme symbole fort des traditions du nord. « Le cheval est en train de disparaître peu à peu dans nos contrées. Et ce ne sera pas sous notre regard que ce pan de notre culture s’effacera », a-t-il déclaré, appelant les jeunes et anciens à s’unir autour de cette cause.
Le point fort de cette première journée a été la conférence-débat animée par le socio-anthropologue Ali Kora Morat Lafia et Hervé Nonvignon, autour du thème : « Le cheval, origine – soins et utilité dans le Baru-Tem ». Les intervenants ont exploré l’ancrage historique et culturel du cheval dans les sociétés du nord Bénin, tout en abordant les enjeux contemporains liés à son élevage, son entretien, et ses usages modernes.
En marge des échanges, les visiteurs ont pu découvrir une exposition d’objets équestres traditionnels, de photographies anciennes et d’accessoires de monte, organisée au sein de l’Institut Français de Parakou. Cette exposition restera ouverte durant tout le festival.
Prévu pour se dérouler jusqu’au 11 avril 2025, Duman tòru propose une mini-foire équestre, des prestations artistiques, des compétitions de beauté et de vitesse, ainsi que la célèbre « danse du cheval », valorisant les meilleurs dresseurs de la région.
Ce lancement marque le début d’une semaine riche en découvertes, en transmission de savoirs et en passion pour un héritage culturel qui mérite d’être célébré et perpétué. Il faut préciser que la cérémonie a rassemblé plusieurs personnalités du monde socioculturel ainsi que des acteurs et passionnés de la chose équestre, venus de Nikki, Djougou, Sinendé, Papané, Parakou et d’autres communes du Nord Bénin. Une mobilisation qui témoigne du caractère fédérateur et identitaire de ce festival.



